CONSEILS & ASTUCES · 7 MIN DE LECTURE
Votre fiche Google vaut
plus que votre site.
Pour une activité locale, c’est la page la plus vue, elle est gratuite, et elle se remplit en une heure. Voilà ce qui compte vraiment dedans, et dans quel ordre s’y prendre.

C’est votre vitrine la plus vue, et elle est gratuite
Pour un commerce, un artisan ou une entreprise locale, la fiche d’établissement Google est presque toujours la page la plus consultée, devant le site lui-même. Elle apparaît quand on cherche votre nom, et surtout quand on cherche votre métier près de chez soi.
- L’épreuve
- Tapez le nom de votre entreprise sur votre téléphone, en navigation privée. Ce que vous voyez à droite ou en haut, c’est votre fiche. Si elle n’existe pas, ou si une information est fausse, vous avez trouvé votre chantier de la semaine.
Elle est gratuite, elle se remplit en une heure, et elle donne un résultat plus rapide que n’importe quelle autre action de référencement. C’est le meilleur rapport effort-visibilité qui existe pour une activité locale.
Le revers : une fiche vide, ou pire, une fiche avec des horaires faux, travaille contre vous tous les jours. Beaucoup d’entreprises en ont une sans le savoir, créée automatiquement, et ne l’ont jamais revendiquée.
Beaucoup de commerçants soignent un site que personne ne visite et ignorent la fiche que tout le monde regarde.
Le choix qui décide de tout le reste
La catégorie principale est le réglage le plus important de la fiche, et le plus souvent bâclé. C’est elle qui décide sur quelles recherches vous apparaissez dans le bloc local, celui qui affiche trois établissements sur une carte.
- L’épreuve
- Cherchez votre métier suivi de votre ville, en navigation privée. Regardez les trois établissements affichés sur la carte et leur catégorie. Si la vôtre n’est pas la même, vous savez quoi changer.
Prenez la plus précise qui corresponde vraiment, pas la plus large. « Imprimeur » n’est pas « service d’impression », « boulangerie » n’est pas « restaurant ». Une catégorie trop vague vous met en concurrence avec tout le monde et vous fait gagner nulle part.
Les catégories secondaires servent à couvrir le reste de votre activité. Elles comptent moins, mais elles élargissent sans diluer, à condition qu’elles soient vraies.
Une catégorie mal choisie coûte plus cher que dix articles de blog. C’est un réglage, il prend trente secondes, et personne ne le vérifie.

Le nombre compte, la réponse compte autant
Les avis sont ce que les gens lisent avant de vous appeler, et ce que Google regarde pour vous classer. Deux choses jouent : leur volume, et leur régularité. Vingt avis étalés sur deux ans valent mieux que vingt avis déposés le même jour, qui sentent la campagne.
- L’épreuve
- Relisez vos trois derniers avis négatifs. Si vous n’avez pas répondu, ou si vous avez répondu sèchement, c’est le premier chantier avant d’en demander de nouveaux.
Demandez-les, simplement et au bon moment : juste après une livraison réussie, pas trois semaines plus tard. Un lien direct dans un message ou un QR code sur le bon de livraison suffit. Ce que vous n’avez pas le droit de faire, c’est de les acheter ou de les échanger contre une remise.
Et répondez à tous, y compris aux mauvais. Une réponse calme à un avis négatif rassure davantage qu’une page de cinq étoiles sans un seul commentaire de votre part. Ce que le lecteur évalue, ce n’est pas l’incident, c’est votre façon de le traiter.
Un avis à deux étoiles bien traité vend mieux qu’un avis à cinq étoiles sans réponse. Le client qui hésite lit surtout ce que vous répondez.
Ce sont elles qui font entrer, ou qui font passer
Une fiche sans photo donne l’impression d’une entreprise fermée. Trois catégories comptent vraiment : l’extérieur, pour qu’on vous reconnaisse en arrivant ; l’intérieur, pour savoir à quoi s’attendre ; et vos réalisations, qui font le travail de démonstration.
- L’épreuve
- Regardez votre fiche comme un inconnu : est-ce qu’on reconnaît votre devanture en arrivant devant ? Si non, c’est la première photo à prendre.
Ajoutez-en régulièrement plutôt qu’une fois pour toutes. Une fiche qui bouge donne l’image d’une entreprise qui tourne, et c’est aussi ce que Google observe.
Un point que peu de gens vérifient : les photos ajoutées par des clients apparaissent aussi, et elles passent parfois devant les vôtres. Raison de plus pour en poster de bonnes régulièrement.
La photo de votre devanture n’est pas décorative. C’est ce qui permet à quelqu’un de vous trouver dans la rue sans hésiter.
Le même nom, la même adresse, le même téléphone, partout
Votre nom, votre adresse et votre numéro doivent être écrits exactement de la même façon partout : sur la fiche, sur votre site, sur les annuaires, sur vos réseaux. « Rue » ou « r. », avec ou sans le nom commercial, un numéro de portable ici et un fixe là : ces écarts sèment le doute.
- L’épreuve
- Comparez votre fiche et le pied de page de votre site, ligne par ligne. Nom, adresse, téléphone. S’il y a un écart, corrigez le site ou la fiche, mais alignez-les.
Vérifiez aussi ce qui est le plus souvent faux et le plus coûteux : les horaires, en particulier les jours fériés et les fermetures annuelles. Quelqu’un qui se déplace pour trouver porte close ne revient pas, et laisse parfois un avis pour le dire.
Enfin, remplissez les champs que tout le monde saute : la zone desservie si vous vous déplacez, les services, les moyens de paiement, l’accessibilité. Ce sont eux qui font apparaître votre fiche sur des recherches plus précises, donc sur des gens plus décidés.
Une adresse écrite de trois façons différentes sur trois sites, ce n’est pas un détail de mise en forme. C’est trois entreprises différentes pour une machine.
