TESTS & COMPARATIFS · 8 MIN DE LECTURE
5 prestataires de paiement
que nous recommandons.
Stripe, Mollie, Alma, PayGreen, Payzen : ce que chacun fait vraiment, ce qu’il coûte en réalité, et lequel correspond à votre façon de vendre.

Stripe : le plus simple pour démarrer
Stripe est la référence. Il s’installe sur à peu près tout, sa documentation est la meilleure du marché, et il accepte carte bancaire, Apple Pay, Google Pay et prélèvement SEPA sans configuration particulière.
- Ce que ça fait
- Encaisser en ligne, simplement
- Le vrai plus
- La documentation et l’intégration : ça marche partout, du premier coup
- La limite
- Pas de paiement en plusieurs fois garanti : en cas d’impayé, vous vous débrouillez
- Modèle de facturation
- Commission par transaction, sans abonnement
Il sait aussi faire le paiement récurrent, donc l’abonnement, et les liens de paiement : vous envoyez une facture, le client règle en ligne, sans site marchand. Pour beaucoup d’entreprises de services, c’est déjà suffisant.
Si vous démarrez et que vous ne savez pas encore de quoi vous aurez besoin, prenez Stripe. Vous changerez plus tard si votre activité le demande.
Mollie : le plus complet sans être compliqué
Mollie est moins connu que Stripe et fait pourtant plus de choses. Plus de vingt moyens de paiement s’activent d’un clic depuis son tableau de bord, PayPal compris : vous n’avez pas besoin d’installer un module PayPal en plus.
- Ce que ça fait
- Encaisser avec beaucoup de moyens de paiement
- Le vrai plus
- Activer PayPal, le plusieurs fois ou le différé d’un seul clic
- La limite
- Moins de plateformes le proposent en module que Stripe
- Modèle de facturation
- Commission par transaction, variable selon le moyen de paiement
Il intègre aussi le paiement en plusieurs fois et le paiement différé, et vous touchez l’intégralité de la commande immédiatement. L’espace client est le plus clair des cinq, et le service client répond vraiment.
Une réserve : la vérification de votre entreprise à l’ouverture prend quelques jours, et les premiers versements arrivent après. Ne le branchez pas la veille d’un lancement.
C’est celui que nous branchons le plus souvent. Pas parce qu’il est le plus puissant, parce qu’il est celui que le client arrive à piloter seul.

Alma : le paiement en plusieurs fois, garanti
Alma est français et ne fait qu’une chose : le paiement en deux à douze fois, et le paiement différé à quinze ou trente jours. Sa particularité est là : vous recevez la totalité de la commande tout de suite, et c’est Alma qui porte le risque d’impayé.
- Ce que ça fait
- Proposer le paiement en plusieurs fois
- Le vrai plus
- Vous êtes payé en totalité à la commande, le risque n’est pas pour vous
- La limite
- Commission nettement plus élevée, et l’éligibilité n’est pas automatique
- Modèle de facturation
- Commission par transaction, croissante avec le nombre d’échéances
La demande du client se fait en ligne en quelques minutes. Au-delà de mille euros une pièce d’identité est demandée, au-delà de trois mille un justificatif de domicile. C’est un crédit, avec ce que ça implique.
Attention : Alma choisit ses partenaires et tout le monde n’est pas éligible au douze fois. Contactez-les avant de construire votre offre commerciale dessus, et prévoyez un plan B.
En dessous de cinq cents euros de panier, la commission mange la marge. Alma se justifie sur des produits chers, pas sur un panier moyen.

PayGreen : pour le commerce de proximité
PayGreen est une solution française qui accepte les titres-restaurant dématérialisés et intègre le clic and collect. Pour un restaurant, une épicerie ou un commerce de bouche, ces deux points changent tout.
- Ce que ça fait
- Encaisser en ligne et en boutique
- Le vrai plus
- Les titres-restaurant et le clic and collect intégrés
- La limite
- Un abonnement mensuel à payer même sans commande
- Modèle de facturation
- Abonnement mensuel, offert au-delà d’un volume de commissions
Elle propose aussi l’arrondi en caisse au profit d’une association, et communique sur son hébergement et son empreinte. Si l’engagement fait partie de votre discours, c’est cohérent ; si ce n’est qu’un argument marketing, ça se verra.
Le module se facture au mois et devient gratuit au-delà d’un certain volume de commissions. Autrement dit, il coûte cher tant que vous vendez peu.
Ne le branchez pas avant d’avoir des commandes. Un abonnement mensuel sur une boutique qui démarre, c’est une charge fixe sur un chiffre d’affaires qui n’existe pas encore.
Payzen : au forfait, pour les gros volumes
Payzen est le plus proche d’un prestataire bancaire traditionnel : il fonctionne à l’abonnement, avec des frais d’activation à l’ouverture, et non à la commission.
- Ce que ça fait
- Encaisser au forfait plutôt qu’à la commission
- Le vrai plus
- Un coût fixe et prévisible quand le volume est là
- La limite
- Frais d’activation, et le plusieurs fois reste à vos risques
- Modèle de facturation
- Abonnement mensuel par paliers, plus des frais d’activation
C’est exactement ce qui le rend intéressant dans un cas précis : si vous vendez cher et souvent, un forfait coûte beaucoup moins qu’un pourcentage. Le calcul se fait en dix minutes sur un tableur, avec votre panier moyen et votre nombre de commandes.
Il propose le paiement en plusieurs fois avec le nombre d’échéances choisi par le client, mais sans garantie : les échéances restent à votre risque.
Le forfait n’est jamais le bon choix au démarrage. Il le devient le jour où votre commission mensuelle dépasse l’abonnement, et ce jour-là se calcule.
Lequel prendre, selon ce que vous vendez
Vous démarrez, vous ne vendez pas cher, vous n’avez pas besoin du plusieurs fois : Stripe. Vous voulez couvrir large sans vous compliquer la vie, avec des paniers en dessous de cinq cents euros : Mollie.
Vous vendez des produits chers et le plusieurs fois fait partie de votre argumentaire : Alma. Vous êtes restaurateur ou commerçant de proximité avec un flux déjà installé : PayGreen. Vous vendez à des entreprises, cher et souvent : Payzen.
Un mot sur les tarifs : nous n’en donnons pas de chiffres ici, parce qu’ils bougent et qu’un article périmé sur ce sujet est pire que pas d’article. Ce qui ne bouge pas, c’est le modèle : commission, abonnement, ou crédit. Vérifiez le taux du jour sur leur site, et faites le calcul avec votre panier moyen.
Le bon prestataire n’est pas le moins cher au pourcentage. C’est celui dont le modèle colle à votre façon de vendre.
